Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 14:03

Il y a quelques mois nous nous penchions sur les injures et la diffamation. Petit retour en arrière :

 

En France, selon l'article 29 de la loi du 29 juillet 1881, oui oui, 1881« Toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation. La publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable, ‘…’ Toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l'imputation d'aucun fait est une injure. »

 

Il n’y a pas de précision d’un support pour la diffamation ou pour l’injure. A la fin du 19ème siècle, le législateur n’avait bien évidement pas pensé à Facebook, et pourtant aujourd’hui le site communautaire est un terrain d’atteintes quotidiennes. Il y a quelques semaines des Collégiens du Haut-Rhin qui injuriaient un professeur sur un groupe Facebook se sont invités dans l’actu. Conséquences pour les élèves : une plainte, une exclusion d’un jour, une rédaction et une journée de sensibilisation avec la brigade de prévention de la délinquance juvénile. Pas d’exclusion définitive cependant, les juges semblent considérer pour le moment que les délits commis sur les sites communautaires le sont dans une sphère distincte de l’établissement et ne peuvent amener une sanction aussi lourde.

 

Certains parents d’élèves s’offusquaient de cette réaction de l’établissement et du message transmis à leurs enfants. Pour rappel, le risque pour ces deux délits est une amende pouvant aller jusqu'à 12 000 euros. Il conviendrait peut être d’organiser une journée de sensibilisation pour les parents.

 

Dans un prochain Post nous observerons quelques exemples américains des risques que peuvent représenter les technologies de l’information et de la communication.

Par Régis - Publié dans : Vie Privée
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Commentaires

Et bien, moi, j'ai dû retirer mon dépôt de plaite auprès du procurer, sous la pression de la FCPE et de la PEEP.Les propos injurieux restent en ligne en profil public, au nom du droit à la liberté d"expression et j'ai été menacée en prime d'une peignée par les parents.Mon avocat déplore que j'aie cédé aux pressions et aie retiré cette plainte.Et encore, les courriers diffamatoires de parents et qui déforment le réel se comptent par dizaines.Cela illustre bien l'attitude de certains parents qui trouvent normal qu'il n'y ait plus ni règles, ni devoirs, ni punitions, et qu'on ait le droit de dire que tel porf est une salope ou de le surnommer poil de bite.

Une enseignante concernée par la diffamation sur les réseaux sociaux

Commentaire n°1 posté par françoise grave le 11/01/2011 à 13h11

Bonjour Françoise, avez-vous en parallèle contacté l’hébergeur du site/blog/… sur lequel sont présents les propos ? Il en va de son obligation de supprimer des propos manifestement injurieux. 

 

Si oui, quelle a été son attitude ?

Réponse de Régis le 11/01/2011 à 14h04
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