Télé

Samedi 25 juillet 2009

 

En 2003, Maître Assous ouvre son premier dossier ‘téléréalité’ pour un ancien candidat de l’Ile de la tentation qui le consulte quant à la validité d’une clause de non concurrence présente dans le règlement du jeu auquel il a participé. Le jeune avocat n’ayant pas la télé, il a un regard vierge sur l’histoire de l’ex-candidat et particulièrement sur la relation entre celui-ci et la société de production GLEM. Pour lui,  il s’agit clairement d’un contrat de travail. Les candidats suivent des directives, horaires, scénarios, doivent parfois ‘rejouer des scènes’, sont soumis dans le règlement à des clauses de non concurrence, … Ces éléments lui paraissent suffisants pour obtenir une requalification en contrat de travail.

 

Après des premières décisions contradictoires, Maître Assous obtient début avril 2009 une victoire spectaculaire et décisive devant le Conseil de prud’hommes de Boulogne-Billancourt pour 24 candidats de la sulfureuse émission de TF1.

 

Cette position vient d’être confortée par la Cour de cassation dans un arrêt du 3 juin 2009. Pour la haute autorité, la participation à l’Ile de la tentation est assimilée à un contrat de travail.

 

C’est la première décision rendue par la Cour de cassation sur le statut des candidats d’émissions de télé-réalité. Cette position va éclairer la doctrine et les juridictions qui ne s’accordaient pas sur le sujet.

 

Au-delà de la décision de la Cour et de ses conséquences directes pour les parties, il convient de se poser la question plus large de l’avenir de certains formats d’émissions. En effet, quid des ‘Loft story like’ si on applique aux candidats/salariés les règles du droit du travail ? Si les sociétés de productions ont déjà révisé leurs contrats et prévoient notamment une rémunération, comment appliqueront elles la législation en matière de durée du travail, horaires, repos hebdomadaire, …. En avril dernier, Angela Lorente, responsable du département téléréalité de GLEM annonçait qu’en cas de décision défavorable de la cour de cassation, ce serait la mort de la télé, des jeux, émissions, et documentaires.

 

Et bien nous y sommes Angela ! Alors… quel avenir pour la télé ?

Par Régis
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Dimanche 18 janvier 2009

 

Agé de 31 ans, Jérémie Assous est diplômé en droit à la Sorbonne. Avocat généraliste il est inscrit au barreau de Paris.

 


Maitre Assous est célèbre pour être l’avocat des ex-candidats des émissions de téléréalité qui ont envahies le PAF depuis 2000. Il est celui qui fait trembler la télévision. Explications…

 

En 2003, âgé de seulement 26 ans, il ouvre son premier dossier ‘téléréalité’ pour un ancien candidat de l’ile de la tentation qui le consulte sur la validité d’une clause de non concurrence présente dans le règlement du jeu auquel il a participé. L’avocat n’ayant pas la télé, il a un regard vierge sur l’histoire de l’ex-candidat et particulièrement sur la relation entre celui-ci et la société de production GLEM : il s’agit d’un contrat de travail. Les candidats suivent des directives, horaires, scénarios, doivent parfois ‘rejouer des scènes’, sont soumis dans le règlement à des clauses de non concurrence, … Ces éléments lui paraissent suffisants pour obtenir une requalification en contrat de travail.

 

Fan de la Comédie Humaine de Balzac Assous n’hésite pas à faire le parallèle : «Quand vous savez que les people qui participent aux émissions de télé-réalité, eux, sont payés, vous vous dites que rien n'a changé depuis «la Maison Nucingen». Les riches veulent bien partager l'argent, mais seulement avec ceux de leur caste.» Si on peut effectivement valider cet argument philosophique, le raisonnement juridique fondant la requalification est lui plus contestable et raisonne dans ce qui semble être un vide juridique, les candidats se trouvant quelque part entre rien du tout et un régime de travailleur ou d’artiste.

 

Aujourd’hui il est l’avocat de plus de 120 ex-candidats et s’est lancé dans un marathon de procès. Si la cour d’appel de Paris avait reconnu la qualité de salarié à une ex-candidate de l’ile de la tentation en mars 2008, le Conseil de Prud’hommes de Saint-Etienne a en décembre dernier adopté une position contraire en refusant cette requalification à un autre ex-candidat. La cour de cassation saisie par GLEM s’apprête à éclairer le débat qui oppose la doctrine et divise les juridictions. Comme on dit chez nous, ça va faire jurisprudence…

 

Jérémie Assous réclame devant les Prud’hommes entre 140 000 et 600 000 euros par candidats. Les craintes des producteurs sont cristallisées dans les propos tenus la semaine dernière par Angela Lorente sur le plateau de ‘Médias le Magazine’, l’émission de Thomas Hugues, où la responsable du département téléréalité de GLEM annonçait qu’en cas de décision défavorable de la cour de cassation, ce serait la mort de la télé, des jeux, émissions, et documentaires.

 

Les lumières de la cour de cassation devraient nous aider à y voir plus clair…

 

En attendant Maitre Assous fait des émules et sur des fondements similaires, les procédures se multiplient dans le monde entier.

Par Régis
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Dimanche 11 janvier 2009

Un an et trois jours après mon post annonçant la réflexion demandée par le Président Sarkozy quant « à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques », les lignes se sont déplacées et depuis le 4 janvier 2009, avant même l’examen du texte sur la réforme de l'audiovisuel public par les Sénateurs, il n’y a plus de pub sur les chaines de France Télévision entre 20h00 et 6h00. Premier pas vers une suppression totale ou situation qui a vocation à s’installer en l’état, nous reviendrons certainement sur le sujet.

Par Régis
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Lundi 28 juillet 2008

 

Demain Mardi 29 juillet à 20h50 sur France 3, un documentaire sur le marché de la contrefaçon. Marché représentant environ 10% du commerce mondial, les reporters ont suivis les pistes de la contrefaçon de l’Europe à la Chine. Pas vu le doc. mais c’est une idée…

Par Régis
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Lundi 5 mai 2008

En 2007, les grandes Banques Françaises martelaient qu’elles embauchaient, batailles de chiffres sur les emplois créés, forums, campagnes d’affichage, télé, sites, … Un gros coup de communication autour de ce sujet citoyen qu’est l’emploi.

 

En 2008, toutes les grandes entreprises ce mettent au Vert, tout du moins dans leur communication, résultat: une flopée de pubs, de papier recyclé et de sites tous plus verts les uns que les autres. On parle de 'Blanchiment écologique'.

 

Le 11 avril 2008, se réunissaient aux cotés du BVP (Bureau de Vérification de la Publicité), les professionnels de la publicité, annonceurs, agences et médias pour signer une 'Charte d’engagements environnementaux' contenant, selon Jean-Pierre Teyssier (le  Président du BVP) trois points forts :

- un renforcement de leurs règles déontologiques

- la mise en place d'un conseil avant diffusion tous médias systématique dès lors qu'il y a argument écologique

- un bilan annuel sur la publicité diffusée

 


Dans le même temps, et en opposition à ces engagements, Renault se faisait sanctionner par l’ASA (l’équivalant britannique du BVP) pour sa Twingo Dynamique, Renault exagérant les arguments publicitaires environnementaux selon l’ASA. En France c’est au tour de Saab d’essuyer une plainte pour publicité mensongère concernant sa Saab 9-3 BioPower roulant au Bioéthanol, quasiment introuvable en France.

 

En Mars 2009, le phénomène se poursuit, les annonceurs se lachent sur les arguments verts! Ces dernières semaines sur vos écrans : Apple, GDF, Total, ...    

Par Régis
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Mardi 8 janvier 2008

Alors qu’il y a un mois, le parlement Européen ouvrait une porte pour d’avantages de publicité à la télévision, le Président Sarkozy annonçait ce matin une nécessaire réflexion « à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques ». Déclaration qui dopait dans la journée les actions des chaines privées. Ces dernières bénéficieront elles vraiment d’une telle mesure ou les annonceurs vont-ils investir d’avantage sur les supports nouveaux médias ? 

Rappelons qu’en 2006, la publicité sur internet a connu un accroissement de 35%.

 

A suivre l’aboutissement des réflexions et le nouvel équilibre des médias…

Par Régis
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Vendredi 14 décembre 2007
Vous avez tous en tête un Michel Denisot qui rappelle qu’on ne peut pas montrer de marques à la télé, ou des candidats de téléréalité avec des rubans de scotch sur leurs vêtements pour cacher les marques ? La directive Européenne du 29 Novembre 2007 dont je vous parlais l’autre jour (Plus de coupures Pub) va peut être modifier la  donne. Désormais, sauf si les états souhaitent souverainement l’interdire, le placement de produit sera autorisé. L’introduction d’une marque contre rétribution sera donc possible pour les films, téléfilms, les émissions sportives et de divertissement.  Le placement devra être identifié en début et fin de programme. 


La pratique reste interdite pour les émissions de jeunesse et d’information.

Il faut attendre la transposition du texte en droit interne pour savoir si le placement de produit est possible en France. La porte est overte...

Par Régis
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Dimanche 9 décembre 2007
En 1989, une directive Européenne dite ‘Télévision sans Frontières’, prévoyait que le délai minimal entre deux pages de publicité était de 45 minutes


Le 29 Novembre 2007, le Parlement Européen à adopté un nouveau texte qui devra être transposé dans les deux ans et qui vient modifier ce minutage. Le délai minimal entre deux pages de publicité sera de 30 minutes pour les films, téléfilms, émissions jeunesses et JT. Pour ce qui est des documentaires ou des séries, les coupures peuvent être plus fréquentes si elles ne dépassent pas un temps cumulé de 12 minutes par heure.

Reste à attendre la transposition du texte en droit interne et à choisir de modifier ou non les politiques de coupures pub actuellement en place…

Par Régis
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Mercredi 5 décembre 2007
Vous avez déjà  eu le sentiment que pendant les coupures pubs, le son de votre télé augmentait mystérieusement ? 


Cette pratique a été de nombreuse fois dénoncée par le CSA, et ce sur le fondement de l’article 14 du décret
n° 92-280 du 27 mars 1992 qui dispose que "le volume sonore des séquences publicitaires ainsi que des écrans qui les précèdent et qui les suivent ne doit pas excéder le volume sonore moyen du reste du programme".

En 2003, 50% des écrans pubs dépassaient ce volume moyen. En 2006 le CSA a rappelé TF1, M6 et France 3 au bon souvenir de ce décret.

Si le CSA est essentiellement un organe de dialogue, il convient de ne pas oublier qu’il peut aussi condamner les diffuseurs au paiement d’une amende et/ou à la diffusion d’un communiqué. Annonceurs, diffuseurs, il ne faut pas non plus oublier que les premiers à se plaindre de cette intrusion sonore sont les téléspectateurs.

Par Régis
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